Synthèse des âges

Les contraintes chronologiques dont nous disposons sont de deux types :

  1. -les âges biostratigraphiques ; ils permettent notamment de contraindre la vitesse d’avancée de la subduction par rapport à l’Europe (les sédiments du bassin d’avant-pays se sont déposés dans l’équivalent d’une fosse de subduction)

  2. -les datations radiochronologiques des minéraux du métamorphisme (par exemple micas blancs - ‘phengites’) fournissent des âges absolus.

 

Exemple de données radiométriques (ici pour les Schistes Lustrés du domaine Ligure) permettant de caler les chemins P-T en fonction du temps.

Les âges sont en millions d’années. Ils ont été obtenus, pour chacune des 4 roches (chaque chemin en noir est déterminé pour 1 roche donnée), sur différentes générations de mica blanc ayant cristallisé au cours du temps.


Les vitesses d’exhumation ainsi obtenues pour les schistes Lustrés sont comparées, à droite, à celles obtenues pour le massif de Dora Maira (Briançonnais interne) : des vitesses si contrastées impliquent nécessairement des mécanismes de remontée très différents !





Les contraintes biostratigraphiques :

Plusieurs contraintes sont essentielles pour la reconstruction géodynamique :

  1. -l’âge des premiers flyschs à Helminthoïdes, vers 100 Ma, marque le début de la subduction océanique

  2. -la présence d’un flysch d’âge Eocène (50-45 Ma) dans le Briançonnais, impose que la subduction de ce domaine n’ait pas commencé avant ~ 45 Ma

  3. -les molasses Eo-Oligocène d’Annot, du Champsaur et des Aiguilles d’Arves, déposées sur le Dauphinois interne mais chevauchées par le Front Pennique, montrent que ce chevauchement, limite majeure dans l’orogène Alpin (séparant zone externe et zones internes), n’a pu se développer avant 35/30 Ma.

Les datations radiochronologiques :